« - À Arcachon, Sarkozy n'a récolté que 49,95 % des voix !
- Oui, mais au premier tour... »
Ceci pour préambuler (je néologise si je veux, d'abord) deux anecdotes gentiment politiques glanées il y a quelque temps dans les rames de ma bien-aimée ligne Bordeaux-Saint-Jean - Arcachon (ligne dont je snobe d'ailleurs les deux extrémités (enfin, je concède utiliser quelquefois l'immense gare de Bordeaux rive gauche (comment ça, il y a trois gares rive gauche, et aucune rive droite ? mais c'est pas ma faute s'ils les détruisent, aussi !) mais jamais le bout du monde (et encore, je ne suis pas sur que cela en fasse partie, c'est à cinq kilomètres au nord-ouest de chez moi (et notez donc par la même occasion que je suis à Arcachon ce que Dalí n'est pas à Perpignan)) qu'est cette gare arcachonnaise (excepté la fois où j'ai oublié de descendre du train car j'étais trop plongé dans ma lecture, certes))).
(Usage immodéré des parenthèses, rebonjour.)
Contexte temporel : avant le premier tour des dernières présidentielles. C'est après avoir pris mon train tard (grâce au ratage du train précédent, bien sûr...) et dans une gare tout à fait inhabituelle et m'être installé tout à l'avant (parce que j'aime vivre dangereusement) que j'aperçus peu avant cette chère gare de Facture le fond d'écran de l'ordinateur de mon voisin de droite (si si, je ne fais que relater sa position réelle et ce n'est pas fait exprès) : une photographie, artistiquement et techniquement très mauvaise (en plus)... d'un meeting de la France Forte. Manifestement, l'heureux détenteur de ce cliché a vu la tête que j'ai tirée de manière tout à fait spontanée et s'est fendu d'un regard aussi noir que les cauchemars de Le Pen dans ma direction. Je pense que ma manière de réagir avait été un peu gauche...
Contexte spatio-temporel : avant le second tout, avant cette même gare de Facture, mais dans l'autre sens (eh oui, mes journées se renouvellent !). J'ai entendu en me retenant de pouffer (puisque je suis bien éduqué (oui, ma mère lit ce blogue (elle est même inscrite à la niouzlaitère (d'un autre côté, je lui ai rappelé une bonne dizaine de fois, hmm)))) deux sympathisants sarkozystes attribuer les échecs des gouvernements Fillon aux ministres d'ouverture. Cocasse.
Bref, c'est le train-train (et on se demande pourquoi ils roulent à gauche).